“Le sommeil c’est la moitié de la santé” – Aristote

Migraine cervicale : symptômes, causes et traitement ! Agir vite pour un effet immédiat

La migraine cervicale, un type de céphalée, est causée par un dysfonctionnement au niveau du cou. Elle se caractérise par une douleur qui s’étend de la nuque jusqu’au front et est souvent accompagnée de raideur, de tension musculaire et de vertiges. Ce problème peut fortement perturber la vie quotidienne des personnes atteintes.

Afin d’être sûr qu’il s’agit bien d’une migraine cervicale, il faut connaître les symptômes et comprendre leurs origines.

Comprendre la migraine cervicale : Symptômes et Origines

Qu’est-ce que la migraine cervicale ?

La migraine cervicale est une forme de migraine liée à des problèmes au niveau du cou. Elle survient quand les nerfs du cou sont soit irrités soit comprimés par des muscles, des articulations, des disques ou des vertèbres cervicales. Cette situation provoque une inflammation et une sensibilité accrue des nerfs, qui transmettent des signaux douloureux au cerveau. Le cerveau, interprétant ces signaux, perçoit la douleur comme étant localisée dans la tête, entraînant ainsi la migraine.

Les symptômes caractéristiques

Les signes de la migraine cervicale comprennent une douleur débutant dans la nuque et s’étendant vers le front, la tampe ou l’œil, tous situés du même côté. Cette douleur, souvent pulsative et allant de modérée à sévère, peut s’aggraver avec les mouvements du cou ou une pression sur les zones sensibles de celui-ci. Les nausées, vomissements, une hypersensibilité à la lumière ou au bruit, ainsi que des problèmes visuels peuvent accompagner cette migraine. Certains peuvent expérimenter des signes neurologiques comme des fourmillements, des engourdissements, une faiblesse ou une coordination réduite d’un côté du corps — phénomène souvent désigné par le terme “aura”, survenant avant ou avec la douleur.

Les facteurs déclenchants

Plusieurs éléments peuvent déclencher la migraine cervicale, variant d’une personne à l’autre. Parmi eux, notons :

  • Traumatismes crâniens, douleurs cervicales ou dysfonctionnements de l’articulation temporo-mandibulaire, pouvant provoquer ou intensifier les migraines
  • Des fluctuations hormonales, particulièrement chez les femmes, pouvant affecter la sensibilité nerveuse. On parle aussi du lien entre migraine et ménopause.
  • Des facteurs environnementaux comme le stress, le manque de sommeil, la faim, la déshydratation ou des changements climatiques ou d’altitude, influençant l’activité nerveuse
  • La consommation de certains produits comme le chocolat, le vin, le café, ou le tabac, ayant des effets sur la dilatation ou la constriction des vaisseaux sanguins
  • Une mauvaise posture pendant vos nuits, retrouvez les bonnes positions pour dormir afin de soulager les cervicales.

Causes et mécanismes : Pourquoi votre cou est-il impliqué ?

La relation entre le cou et les maux de tête

La connexion entre les maux de tête et le cou est principalement assurée par le système nerveux. Les nerfs du cou, qui se connectent au cerveau via le tronc cérébral, font partie intégrante du complexe cervical trijumeau. Ce dernier joue un rôle clé dans la perception et la régulation de la douleur au niveau de la tête et du cou. Par conséquent, toute perturbation au niveau des nerfs cervicaux, telle qu’une irritation ou une compression, peut induire une inflammation et une hypersensibilité. Ces nerfs réagissent en envoyant des signaux de douleur vers le cerveau, qui les interprète comme étant une douleur crânienne, déclenchant ainsi une migraine.

Risques et conditions prédisposantes

Certains facteurs sont susceptibles de favoriser l’apparition d’une migraine cervicale par leur impact sur la structure ou le fonctionnement des nerfs cervicaux. Ces facteurs incluent :

En plus des facteurs déclenchant*

  • Les conditions dégénératives de la colonne vertébrale telles que l’arthrose cervicale, pouvant entraîner une inflammation, la diminution de l’espace entre les vertèbres et la compression des nerfs.
  • Un dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire, affectant l’alignement entre le cou et la mâchoire et provoquant des tensions musculaires.
  • Un manque d’exercice physique, réduisant la circulation sanguine, ainsi que la souplesse et la force des muscles cervicaux.

L’anatomie en jeu : comprendre l’impact cervical

Pour saisir le rôle du cou dans les migraines, une familiarisation avec l’anatomie de cette zone est bénéfique. Le cou se compose de sept vertèbres cervicales, reliées par des disques, des ligaments et des articulations. Les nerfs cervicaux, issus de la moelle épinière, se ramifient vers le cou, la tête et les épaules. Les muscles cervicaux soutiennent la colonne, facilitent les mouvements de la tête et du cou, et jouent un rôle dans la respiration et la déglutition.

En cas de stress ou de blessure, les structures anatomiques cervicales peuvent être impactées, influençant ainsi les nerfs du cou. Par exemple, un disque intervertébral déplacé ou rompu peut comprimer un nerf, un muscle en spasme peut irriter un nerf, ou une articulation enflammée peut stimuler un nerf. Ces incidents peuvent non seulement provoquer une douleur cervicale mais également déclencher une migraine par l’activation du complexe cervical trijumeau.

Stratégies de traitement : Agir vite pour un soulagement rapide

Traitements médicaux et leur efficacité

La prise en charge médicale des migraines cervicales cherche à diminue leur fréquence et leur intensité, tout en améliorant le bien-être global des patients. Les approches se divisent en traitements immédiats à l’apparition des symptômes et traitements préventifs à long terme.

Dès les premiers signes de migraine, la prise d’un médicament ciblé, comme les triptans qui agissent sur la sérotonine, permet souvent de réduire la douleur. Ces médicaments offrent un soulagement pour environ 70% des patients, bien qu’ils puissent causer des nausées, des vertiges et d’autres effets secondaires. Ils sont à éviter chez ceux à risque cardiovasculaire. Alternativement, des anti-inflammatoires, analgésiques, antiémétiques ou opioïdes pourraient être recommandés, toujours dans le respect des dosages pour éviter des effets négatifs à long terme.

Les traitements préventifs, pris quotidiennement sur plusieurs mois, incluent des bêta-bloquants, antidépresseurs, antiépileptiques, et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, avec des effets variés et potentiels secondaires comme la somnolence ou la prise de poids. Les anticorps monoclonaux anti-CGRP offrent une option récente pour les cas chroniques, avec peu d’effets secondaires et une administration sous forme d’injections.

Interventions non-pharmaceutiques : De la physiothérapie aux modifications de style de vie

Le traitement non-médicamenteux de la migraine cervicale englobe la correction des facteurs aggravants, le renforcement musculaire et cervical ainsi que l’amélioration psychologique. La physiothérapie, notamment, peut être conduite par un professionnel ou supervisée pour le patient, contribuant à la réduction de la douleur et des récidives.

Adopter une hygiène de vie saine, englobant un sommeil régulier, une activité physique, une alimentation équilibrée, et la limitation des excitants et du stress, est crucial. Ces ajustements réduisent les déclencheurs de la migraine et fortifient la résilience du système immunitaire et nerveux.

Préventions et ajustements au quotidien pour éviter la récidive

La prévention active de la migraine cervicale passe par l’identification et la limitation des éléments déclencheurs, l’adhésion à un traitement préventif adapté, et le maintien d’un mode de vie salutaire. Tenir un journal détaillé des crises aide à personnaliser le traitement.

Une consultation régulière avec un professionnel de santé garantit un suivi médical efficace, un ajustement thérapeutique précis, et un support pour gérer au mieux la condition. Des orientations vers des groupes de soutien et des ressources complémentaires sont également possibles.

Méthodes d’urgence : Que faire en cas de crise aiguë ?

Devant une crise aiguë de migraine cervicale, une intervention rapide est nécessaire. Il est toutefois important de reconnaître les symptômes d’une migraine cervicale. Prendre immédiatement un traitement spécifique, complémenté si besoin par des anti-inflammatoires ou analgésiques, permet d’atténuer la douleur. Un environnement calme et sombre, des techniques de relaxation et l’utilisation de compresses peuvent contribuer au soulagement. En cas de crise prolongée ou de symptômes sévères ou atypiques, une consultation médicale est impérative.

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